C’est pas toi, c’est moi. De toute manière, je foire toujours mes relations. Tu mérites beaucoup mieux que moi. Je te quitte, mais tu es une personne extraordinaire…On vous a fait le coup à vous aussi?

Pas étonnant. Au moment de prendre une décision aussi importante que la rupture amoureuse, son instigateur a besoin de se rassurer. De diminuer sa culpabilité et de faire passer la pilule. Les lapalissades ou les phrases dénuées de sens, c’est un artifice extrêmement commun au moment d’une séparation. Et à mon sens, vous ne devriez y porter qu’une attention toute relative.

C’est pas toi c’est moi, l’archétype de l’empathie mal placée

Rompre, c’est difficile. Et aussi « logique » que cela puisse paraitre, cette réalité n’est pas forcément simple à intérioriser au moment de vivre la séparation. Très clairement, face à une personne à qui on sait que l’on va faire mal, tout en sachant qu’on ne veut pas revenir en arrière ou changer d’avis, on ne va pas avoir une grande marge de manoeuvre.

Le « c’est pas toi c’est moi » apparait comme une excuse limpide. Naturelle. On se met presque à y croire. Parce qu’effectivement, c’est pas toi mais bien moi qui prends la décision.

Cela dit, son fondement reste une absence de satisfaction. Un sentiment que la relation n’est plus possible. Et en ce sens, si, bien évidemment, votre Ex a forcément des arguments à vous présenter. On comprend alors que plutôt que d’en faire une liste, la personne à l’origine de la rupture cherche à simplifier les faits.

C’est pas toi c’est moi: la logique d’accusation remise en cause

Votre Ex, c’est le juge dans une salle d’audience qui doit vous annoncer que vous prenez perpet’. Comme on le disait, c’est loin d’être évident. On sait que vous allez contester. Vous écrouler, sans doute. La positon est inconfortable.

L’empathie démontrée a donc plusieurs buts: écourter l’échange en assumant momentanément la pleine responsabilité de la séparation et contrer toute argumentation de votre part en faisant dans l’incontestable.

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C’est pas toi c’est moi: les mots ne sont que des vérités momentanées

Même si. Même si c’était vrai que rien n’est de votre faute, qu’on ne vous aime plus ou qu’on ne reviendra jamais en arrière, les éléments intellectuels avancés au moment de la rupture s’appuient sur une logique conflictuelle. Sur une image arrêtée. Et sur une réalité qu’ensemble, nous nous efforçons de faire évoluer, jour après jour.

Les motifs de votre rupture, ils n’importent pas. Ce qui compte, c’est ce que vous faites pour faire avancer les choses. Et à ce petit jeu là, vous savez que le travail n’est jamais terminé!